L'esprit en vacance

J'ai l'esprit en vacances, il se balade tranquillement dans les airs,
Mais ce n'est pas sans conséquence bien qu'il se repose et s'aère
Fermer les yeux sur le monde n'est pas le faire disparaître.
L'immonde ne se cache que pour mieux réapparaitre.
J'ai pas perdu en clairvoyance juste jouer de l'insouciance.
Un peu moins mélancolique sans pour autant me faire bucolique.
Car la nuit venu, l'esprit ère dans les rues,
Face cachée de la ville, profils obscurs et regards noirs.
Il s'en faudrait de peu pour qu'un éclair jaillisse,
Lueur d'une lame, étincelle sanglante, fin brutale, poignardé par le mal.
Mais toujours il rentre tant bien que mal, bien qu'oppressé, se blottir dans un nid douillé.
C'est si facile soudain,
Rien ne va mieux mais tout va bien
J'me sens très bien même au plus mal , y'a rien de malsain, j'suis pas masochiste ni même sataniste.
Je ne me suis toujours pas emplis d'envies, mais toujours épris du vide.
J'aime pas les passion mais je trouve passionnant les passionnés.
Leurs débordements sont stupéfiants, attrayants comme dégoutants.
Le juste milieu, je l'ai choisi, il me colle au corps.
Eux et leurs emportements, la folie avec laquelle il les arborent, je les adore.
Alors peut être oui que je ne sais pas apprécier, que je suis finalement un peu cynique à dire ne rien aimer. A dire ne rien penser sur aucun sujet mais j'veux pas être de ceux qui parlent de ce qu'il ne connaissent pas, comme s'ils avaient peur du silence, comme s'il valait mieux dire des conneries que de se taire avec déférence.
Misanthrope à ma façon, sans trop de façons, sectaires et pas ouvert d'esprit mais avant tout c'est moi même qui me dégoute. Dur de supporter une personne si longtemps...
Il se plaint mais ne change rien.
Voit le monde comme un objet, sans objectif,
Il emploie des adjectif pour le qualifier,
Toujours de façon négative mais pourtant il a eu la vie positive, facile, tranquille sans la moindre embuche sur le parcours, sans avoir eu une fois à crier au secours!
Il méprise les autres ça se sent,
Ca lui donne l'impression d'être puissant.
Mais dans le fond c'est bien lui le pire
Il finira surement par croupir,
Comme de l'eau stagnante
Il se complait dans sa crasse
Et se plait à juger de la manière la plus basse.
Je ne lui souhaite aucune âme aimante.
Il n'écoute pas mais analyse
Pour ne pas rire se canalise.
Il n'a ni scrupule ni remords
Il manipule, plait à tort,
Car il n'accorde que son indifférence
Ne fait preuve de la moindre tolérance.
Le regard doux, agréable mais imperméable
Méfiez vous de l'ange autant que du diable
L'esprit en vacance

# Posté le mardi 24 novembre 2009 18:21

« Les salissure de l'histoire sont dures, sont si dures à avoir »

Pourrions nous effacer les erreurs du passé?
Celles qui ont sali l'humanité.
Enlever quelques pages de l'histoire,
Se laver de quelques horreurs?
Il n'y a plus d'inégalité, plus de guerre,
Plus de racisme, plus de misère,
Ils se sont tous envolés en charter...
Le passé n'est pas dépassé, ses erreurs se reproduisent,
Maquillées et dissimulées, elles s'immiscent dans notre quotidien.
Alors ne perdons pas de vue qu'hier n'est pas si loin,
Aujourd'hui est-il si bien qu'on ne peut faire mieux demain?
Tous des saints, auréole sur la tête, petites ailes dans le dos et grand sourire sous le nez.
Vivons tous en harmonie, paix et amour,
Main dans la main, tous égaux, tous unis!
Et blablabla et blablabla.
C'est toujours Moi! Moi! Moi!
Mais jamais tu t'oublies toi?
On aime tant se diviser, se donner des appartenances différentes,
Pour des terres, des idées, des goûts,
Pour des couleurs, des religions,
Pour le plaisir, la folie, la bêtise.
Et si encore il avait suffit de quelques millions de sacrifice humain pour façonner la Terre en paradis... Pourquoi pas. Il doit bien y avoir des millions de fachos pour cela.
Mais ce serait bien vain, si il devait y avoir quelque effet bénéfique, au paradis sur Terre on y serait depuis longtemps.
C'est depuis la nuit des temps qu'on s'amuse à faire couler le sang.
Parfois à contre c½ur, pour le bien, la liberté, la démocratie ou je ne sais quel autre prétexte.
On y peut rien, il faut bien lutter contre l'axe du mal... et puis tant mieux si ça rapporte.
Mais voyez vous il y a ceux qui assassinent et ceux qui observent tout aussi coupable qu'ils sont.
On peut toujours prier pour que la roue ne tourne pas,
On peut toujours profiter des beaux jours, quand l'orage arrivera personne ne voudra nous aider.
On tue en silence et faire chaque jour silence c'est un peu comme tuer.
Certains payent le prix de notre silence parce que d'autres s'imaginent que ne dire mot c'est consentir.
Quand l'injustice frappe, ne doit on se préoccuper que de ses semblables par crainte de connaître le même sort qu'eux?
Et d'abord ne sommes nous pas tous semblables?
Faudra t-il une coupe interplanétaire de football pour apercevoir une unicité mondiale?
Petit être à l'orgueil infini, il peut-être fier de sa connerie.
A gauche, à droite, au nord, au sud, au dessus, en dessous, pour ou contre.
Tous dedans!
C'est sans importance, nous étions voués à l'échec.
La planète finira par sauter, bien avant qu'on est pu s'en échapper.
Là! Tout va bien, puisqu'il n'y a plus rien,

Pourtant si j'écris c'est que j'ai toujours espoir.
La situation est grave mais pas désespérée.
N'oublions pas que la diversité est une richesse et non une tare
« Les salissure de l'histoire sont dures, sont si dures à avoir »
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 20:25

Une coquille vide ne sait pas qu'elle est coquille vide.

Sous les solides voutes du conformisme, l'esprit tourne sur lui même et se cogne en cherchant à s'élever. Enfermé dans sa cellule, recroquevillé, la tête entre les genoux, il gémit.
Mises à l'écart, scellées entre quatre murs, les pensées peinent à se faire entendre.

Le balais social semble soudain moins pathétique et méprisable. Débarrassé de ces individus embarrassants, embrassant l'innocence, l'insouciance, l'inconscience, il est bien plus aisé de danser.
On peut se mêler à la foule et avancer d'un air satisfait, siffler un petit air doux, adresser un sourire aux inconnus qui ne nous le rendent pas, ne pas prêter attention aux poubelles renversées, à l'homme assis à côté d'elle.

Mais ce serait trop simple,
Si l'on pouvait bloquer la pensée, se faire vide et creux, oublier qui l'on est, que l'on est, tourner la tête, détourner le regard, fermer les yeux, emballer de papier brillant, poudrer et maquiller ce qui dérange...
En réalité, c'était un aller sans retour, cette chute dans le terrier du lapin blanc, parfois on en viendrait à regretter la clairvoyance qu'elle a engendré. Quand on se réveille ce n'est pas toujours agréable, on aimerait se rendormir mais les yeux éblouis se refusent à se fermer. Cette vision est pesante et oppressante alors on se surprend de temps en temps à essayer de lui fausser compagnie au coin d'une rue. On peut toujours la semer ou l'ignorer, elle finira par nous rattraper.

Jouer à la coquille vide a quelque chose de rassurant, de reposant. Mais si elle est vide, elle n'est pas tout à fait creuse.
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 19:45

Modifié le mardi 03 novembre 2009 19:57

Rien ne change

Rien ne change
Quand on a saisi un instant,
Un éclair de lucidité
Si tout était dans la simplicité
Dans la satisfaction de se sentir là où l'on doit être au moment où l'on y est
Parmi une infinité de possibilités,
Prendre conscience que c'est l'une des bonnes que l'on a choisi.
Savoir que ce n'est pas du gachi.
Même si ce n'est rien du tout,
Parfois la simple vision d'un sourire vaut mieux que tout ce qu'on a à nous offrir.
Alors que la détresse et le malheur semblent bien rudimentaires
Aisément descriptibles, facilement retranscrits;
Pauvres en consistance, éléments isolés,
On les pousse sous les projecteurs,
Comme s'ils appelaient la reconnaissance
Le bien être, lui, semble infiniment plus riche,
Tellement vaste, produit de tant de sources
Mais pourtant délaissé de toute attentions
Comme s'il semblait trop commun pour qu'on parle de lui
Ou peut-être que sa complexité effraye langues et plumes maladroites,
Craignant de ne pas être à la hauteur.
Hélas, hélas...
Les années passent, rien ne change
Y'a trop de choses à dire, ça déborde, mon esprit déborde et s'enlise dans un bordel magnifique.
Ce bordel, il n'est pas nouveau, loin de là.
Ca fait déjà plusieurs années que je foule le désert émotionnel
On m'avait dit de ne pas m'inquiéter, ça devait passer.
J'y ai moi même cru.
J'étais à la recherche d'un oasis sur lequel j'aurai pu jeter toute ma passion, je lui aurais tout donner, j'y aurais laissé ma vie.
Mais au final, rien.
C'est là que je devais arriver? C'est ça que je cherchais?
C'est ça la sagesse?
Curieusement non rien n'a changé. J'aurais cru ces mots bien plus éphémères.
Moi qui prenait les humeurs moroses de mon esprit comme une crise d'adolescence...




Des mots qui ont plusieurs années mais qui auraient pu ne sortir que ce soir tant ils semblent toujours appropriés:


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Un moment de bonheur nait dans l'attente d'un moment de malheur,
Un moment de malheur n'est qu'un avant bonheur


"J'ai pas confiance en l'argent, ça passe d'un compte, d'une main d'une poche à une autre, et fait même s'entretuer les nôtres.
J'fais pas confiance aux femmes, ça passe d'un homme à un autre, d'l'arrière d'une caisse, d'un lit à un autre." Fonky-Family

A ceux qui comprendront...mon orgueil atteint des summums, je le laisse de coté le temps d'écrire ces quelques lignes.

Aucune motivation, pas la moindre envie, toujours en train de me plaindre...
Qu'est ce qui a bien pu m'enlever le sourire, faire disparaitre ma joie de vivre?
Oui je deviens insociable et oui vous me devenez insupportables mais non ce n'est pas volontaire. Bien sur je préfèrerais pouvoir rire de tout, être de nature heureuse mais...
Un dégout permanent, comme un sale goût qui reste dans la bouche, très contraignant...
J'aime tant m'enfermer dans un monde musical pour regarder le monde qui m'entoure; tous comme des marionnettes noyées dans le superficiel pour éviter de s'égarer du chemin qu'on nous a tracé.
Souvent je nous méprise, toi, moi, lui...
Ça parait si con, d'avoir l'impression que tout le monde va et vient sans savoir pourquoi mais finalement je m'aperçois que c'est moi le plus paumé alors que j'ai toujours cru que c'était les autres qui ne savaient pas où ils allaient. Quand j'essaye de suivre la même voie je m'égare, me sens mal et finalement sombre dans une perte de morale. Je crois que je n'arrive pas à rester droit en regardant le monde en face.
On me dit changé, blasé et finalement je m'éloigne même de ceux qui m'étaient les plus proches. Je fais tout pour cacher que ça me touche, ce qui ne fait que m'enfoncer, j'en suis conscient. Je n'arrive pas à m'en empêcher, c'est plus fort que moi et je continue de me moquer de tout, de vous.
Ainsi je fini par me dire que rester a l'écart serait le mieux mais on a besoin des autres qu'on le veuille ou non alors je me pose au milieu des autres et les regarde passer sans me regarder, si ça continu je ferai juste parti du décors...

Vais je finir par craquer? Ptet besoin d'un long sommeil... Quand plus rien ne va... Quand l'envie n'est plus là...Quand j'ai l'impression que je ne m'en sortirai pas...
"Souvent les pensées perdues loin dans les étoiles, votre monde m'a fait peur j'ai du mettre les voiles" Keny Arkana
Pardonnez moi

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Certainement oui j'ai le choix,
Je pourrais tout arrêter, devenir altruiste jusqu'au bout de moi
Mais mon égocentrisme me tiraille jusqu'au bout des doigts.
Je pourrais partir, loin d'ici, attraper à pleines mains la liberté,
arrêter de squatter des chaises en me forçant a écouter.
Je pourrais penser à ce que les autres peuvent ressentir,
Et à ce que moi, en les voyant, je devrais sentir.
Mais c'est rarement comme on veut, toujours comme on peut
alors si on est même pas sure de vouloir comme espérer pouvoir?
M'a confiance s'est tiré, ma conscience va du meilleur au pire
Ressentir c'est vivre, alors je provoque la vie, c'est comme ça que je respire
J'aime me sentir, du bonheur a la douleur, chez moi comme chez les autres
Touchons les sentiments qui sont les nôtres
Partons, sans même quitter la pièce
Les sentiments ont une certaine noblesse
Peut être que ce sera douloureux parfois,
on peut toucher le bon comme le mauvais en soi
mais après tout on est juste touché, ça reste éphémère
et ça c'est loin d'être vulgaire.


alors j'attends et bien sur que je sais ce que j'attends... J'attends qu'on me prouve que j'ai tord, j'attends qu'on me montre que j'ai quelque chose à attendre...


Je rend l'extraordinaire ordinaire, je dédramatise le catastrophique, plus rien n'a d'importance, ni positive ni négative, j'ai supprimé les deux pôles...


Vue vertigineuse sur le tourbillon dont j'ai bien du mal à sortir, malgré les efforts, les illusions, les joies et tout ces moments où je cours plus vite que la pensée.
Comprends-tu la lassitude de me lever le matin?
Profiter. Ce n'est pas tout de connaître la définition du mot, il faut savoir l'utiliser.
Je combats mais je n'ai aucune chance de victoire, la paix avec moi même me parait la meilleure solution.
J'ai l'impression d'avoir trop pousser, et j'ai envie de vomir désormais.
Parfois je me dis il est temps; il est temps de fermer les yeux et de me laisser porter.
Alors peut-être viendra t-on me chercher, alors peut-être aurais-je trouvé.
Mais j'avance dans la direction opposée, une fois de plus.
Je me sens partir, je connais ce chemin, je l'ai déjà parcouru pendant si longtemps, un chemin sans fin où tout est obscur et sans intérêt. Mais que faire? A quoi m'accrocher? Où sont mes attaches et d'ailleurs en ai-je déjà eu?
Ce soir je mords la poussière ou comme on dit "je prend cher".
Tous les avantages sont pour mon adversaire, il a même le loisir d'exister sans contrainte
Et moi j'encaisse les coups sans même essayer de trouver quelque chose à faire.
Je crois que j'aime ça, encaisser, encaisser, toujours plus loin, toujours plus bas.
Repousser les limites de ma résistance
Maintenant je me livre à l'exercice sans réticence
Les notes guident les flux qui m'assaillissent
Quelle aura était l'utilité de cette violence, de me faire violence...
J'essaye simplement de trouver un sens à tout cela...en attendant

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Il n'y a rien a attendre, il faut se l'avouer,
mais ce n'est pas pour autant que le sourire doit avoir peur de se montrer.
La vérité ne doit pas faire peur, il faut l'accepter et vivre avec elle...
Rien ne changera ici mais rien n'est éternel.
Ce n'est qu'une question de temps.



Et je vais devoir me satisfaire de ne jamais être satisfait. Sans y croire, jeter mes illusions, mes utopies, d'une personne a une autre, d'un objet a un autre jusqu'à cette désillusion. Courir après un rêve vaut peut être mieux que de ne courir après rien.
Voilà ce qu'est mon bonheur a moi: le chercher, m'en approcher puis le voir disparaitre quand j'allais le toucher et ensuite repartir sur ses traces.


Un gars bien? tu crois ça? J'aimerai te donner raison, Il doit falloir du courage pour ça. Il sont nombreux les solitaires qui ne veulent partager leurs petits bout de monde, refuges de leurs âmes tourmentées... Abris et armes face a un monde qui pousse trop souvent aux larmes.



Les autres t'exaspéraient par leur vulgarité, non pas seulement celle de leurs paroles mais aussi la vulgarité d'eux même. Peu de gens pour toi semblaient sensibles à la pensée, à l'écoute de l'esprit. Souvent tu t'es amusé a faire naitre chez certaines des sentiments. Ou bien dans l'espoir d'en faire naitre chez toi même ou bien en voulant les faire réfléchir à travers la douleur de l'amour. Parfois tu t'es demandé si ce que tu faisais n'était pas mauvais, si tes actions n'étais pas dictées par le tourment de ton esprit. Tu as méprisé les gens autour de toi.
Tu as rabaissé, dénigré tes plus proches amis. Tu as fait mal. Parfois tu t'en trouvais heureux, parfois tu te dégoutais de toi même; dégouté de te sentir plus fort en faisant souffrir les gens ou en les rabaissant. Alors tu as essayé de changer...



Puis savourer la vie est apparu comme une évidence, et danse et danse et pause!
Non ça ne va pas! La musique sonne faux.


Et si tout cela est du plus plaisant on ne peut s'empêcher de se demander si nos actions sont bonnes. On ne peut s'empêcher de se demander si rire de ces choses est vraiment ce que l'on voulais. Mais on rit, on se moque de tout et rien ne semble pouvoir troubler cette joyeuse fête. Le contraire a déjà été parcouru...Tant de remises en question, tant d'aller-retour, tant de brassage de noir... Accorder trop d'importance à des choses comme celle ci semble pouvoir te détruire de l'intérieur. Non bien sur il faut éviter.

La vision actuelle peut sembler illusoire à certains voir à moi même, il ne faut pas oublier de la comparer à cette autre triste vision. Oui bien sur, j'ai voulu y croire moi aussi à cette autre vision où tout va bien sans avoir besoin de faire de moi cela, mais j'ai du vite abandonner cet espoir qui semble n'être accordé qu'à de rares jeunes gens. Il me semble devoir attendre encore un peu pour gouter au parfum du sincère abandon. Mais je ne suis pas fâché de ne pas encore avoir ce privilège, cela laisse a ma disposition une certaine liberté. Plus on prend sur soi, plus il est difficile de se relever.
J'ai délaissé les prises de tête que la vie aurait pu m'opposer,
Profiter me parait une bien meilleure idée
Et si toi tu as l'impression que je laisse tout tomber que j'abandonne la raison et mes réflexions, que je devient une simple bête guidé par ses plaisirs et désirs, dis toi que parfois on peut allier, mélanger plusieurs choses différentes sans se laisser dicter par une seule d'entre elles. Je n'oublie pas, j'accepte.
Tout ce qui nous entoure n'a pour importance que celle qu'on accepte de lui donner.




« Chaque jour réserve des moments précieux, qui nous rappellent la chance que nous avons de vivre en ce monde[...]
C'est parfois la beauté de la nature qui nous dévoile[...] les raisons nombreuses d'apprécier la vie.[...]
Le silence de la solitude peut susciter la satisfaction et la volupté. Et même dans nos moments les plus sombres un souvenir évoquant notre enfance ou notre famille, nos amis ou notre foyer peut alléger notre c½ur. Le simple fait de se remémorer la première fois où l'on a dit "je t'aime" peut dissiper nos soucis. »

Pour finalement en revenir au vide.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 19:23

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 05:32

"Ne saute pas sur le remède miracle, accepte ta douleur, fais en une partie de toi."

"Ne saute pas sur le remède miracle, accepte ta douleur, fais en une partie de toi."
Elle était là, assise sous des arbres illuminés de vert.
Elle ne bougeait pas, trop occuper à observer le fleuve passer,
Et dans son ballet infini,
Se couvrir du reflet des ponts colorés
Soudainement plus rien,
Elle n'est plus là. Elle court,
Elle hurle, voudrait réveiller le monde entier
C'est un ouragan qu'elle porte en elle,
Un trop plein d'agitation et de colère,
Tempéré et contenu au creux de sa tête par précaution.
Mais sa place n'est pas ici, la pression monte.
Qu'est-ce qu'elle fou là?
On s'est peut-être trompé d'endroit, ou d'époque va savoir.
Mais à quoi a t-on pu pensé en la déposant ici et maintenant?
En ce lieu elle est perdue, elle ère sans but.
Un peu d'adrénaline, un peu d'envie,
Lui rendrait la paix, lui rendrait un peu de vie.
Quelque rues plus loin elle s'arrête, les mains sur les tempes, le souffle haletant
Elle a mal,elle a mal, la tête entre les mains, les images s'entassent.
La vision l'agresse et la dérange
Elle paraît pourtant si réelle,
Le regard captivé par l'aspect mal foutu des choses,
Désagréable mais semblant tellement plus vrai,
Paralysant mais laissant une impression de clairvoyance.
Sans comprendre pourquoi, elle s'y complait.
Sans doute pour ce semblant de lucidité.
L'esprit tourmenté se plait à observer ce qui le torture.
Alors, pour voir plus loin, elle ferme les yeux.
Elle regardent les gens passer,
Eux ont les yeux bien ouverts mais ils ne la voient même pas.
Ils s'attachent à tout un tas de conneries,
Ça leur permet d'oublier ce qu'ils sont, le peu qu'ils sont mais surtout... qui elle est.
S'attacher à des idées, des passions, des objets ou des activités.
Ça n'a pas plus d'importance,
Que la vie n'a de sens.
C'est une chose bien dure à admettre quand c'est tout ce qu'on a.
Mais finalement de tout ça il n'en restera rien.
Certains ne le voient pas ou se refusent à y penser
Et ils ont surement raison
Regarder les gens occupés dans leur mouvement?
C'est une perte de temps, et ils ont tant et tant de choses tellement plus utiles à faire.
Seulement pour elle l'utile devient poussière,
Dès qu'elle pose les yeux sur quelque chose, il n'y a plus que du futile.
Elle aimerai sortir du désert, s'en passer, se dépasser.
Mais plus elle les observe,
Plus elle réfléchi plus elle s'enfonce
et plus elle s'enfonce... plus elle réfléchi.

Il suffit de le désirer et tout s'arrête.
Dans la seconde, c'est le retour au pays des merveilles.
La revoilà au bord de l'eau, elle sourit,
Le simple silence de la nuit étoilée la pousserait presque à rire.

Tu la connais toi la solitude?

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 08:01