"C'est un hors-temps dans le temps... Quand ai-je pour la première fois ressenti cet abandon exquis qui n'est possible qu'à deux?
La quiétude que nous éprouvons lorsque nous sommes seuls, cette certitude de nous-mêmes dans la sérénité de la solitude ne sont rien en comparaison du laisser-aller, laisser-venir et laisser-parler qui se vit avec l'autre, en compagnie, complice... Quand ai-je pour la premiere fois ressenti ce délassement heureux en présence d'un homme?
Aujourd'hui c'est la première fois."
Non certainement pas aujourd'hui, ni demain d'ailleurs, demain je m'en vais ailleurs.
Alors c'est comme ça?
On tourne le dos à tous les possibles, on oublie ce qui appartient désormais au passé, ce qui nous a soutenu et fait espérer.
On tourne le dos et on disparait dans la foule?
On tourne le dos et on tombe.
Ca a l'air si simple
On donne de sa personne
On fait un pas de trop, on disparait
Comme la fleur qui à l'automne a fané
Pour renaitre avec le printemps.
Alors c'est ça? Un jour on l'a et le lendemain plus rien?
Un jour le ciel bleu et le lendemain la tempête.
Je crois qu'on apprend plus par son absence que par sa présence.
On apprend ce que les autres pensent réellement et je crois qu'ils l'apprennent eux même.
On se fait tant d'illusions, tant de sensations, tant d'exagération...
Alors de manière assez surprenante, l'absence est une révélation.
C'est aberrant
Il y a tellement à apprendre.
J'aimerai tellement être intelligent.
Un intelligence pleine, loin de tous ceux qui n'utilisent pas plus leurs capacités que des ordinateurs.
Loin de tout ce vide, loin de cette vie prédéfinie.